|
ronin
Jedi Trader

24 04 2003 à 23 : 01
Revenir en haut |
rapports France usa
|
|
WASHINGTON (AFP)
Les "conséquences" évoquées par Washington dans ses relations avec la France
pourraient se traduire par une révision à la baisse de la coopération des deux
pays sur la scène internationale, mais des sanctions semblent difficiles,
estiment des diplomates et experts.
Exaspérée par l'opposition française à la guerre en Irak, l'administration
américaine ne va pas toutefois jusqu'à parler de "punition".
Les actions envisagées pour faire sentir à Paris le courroux américain se
situent principalement dans le domaine diplomatique, et seraient ciblées sur
un point jugé sensible pour les Français: les battre froid sur la scène
internationale.
Washington pourrait ainsi refuser d'inviter la France à des rencontres
informelles organisées par les Etats-Unis avec ses "amis et alliés" européens,
à l'Onu, à l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe)
ou à l'Otan, selon des responsables américains parlant sous anonymat.
A l'Otan, Washington envisage de recourir plus activement au Comité des plans
de défense (CPD), une structure politique (bien politique) de l'Alliance dont
Paris ne fait pas partie. Spécialisée dans la préparation de plans en cas
d'invasion et dans le domaine nucléaire, elle est tombée en désuétude depuis
la disparition de l'URSS.
Washington envisage également d'admettre de nouveaux pays (Italie, Espagne et
Pologne, trois pays favorables à la guerre contre l'Irak) dans un forum sans
existence légale, appelé par certains diplomates "directoire". Composé des
quatre membres les plus influents de l'Alliance - Etats-Unis, Grande-Bretagne,
Allemagne, France -, il facilite la recherche d'un consensus pour les
décisions importantes, de facto entérinées ensuite par le reste du Conseil de
l'Otan.
Les Etats-Unis semblent toutefois vouloir éviter des mesures trop visibles ou
trop ouvertement vexatoires.
La Maison Blanche a ainsi démenti jeudi que le président George W. Bush ait
l'intention de snober la France en séjournant en Suisse à l'occasion du sommet
des sept pays les plus industrialisés et de la Russie en juin à Evian (est de
la France).
Washington n'envisage pas non plus d'appliquer à Paris des mesures de
rétorsion comme celles décrétées à longueur d'année par le Congrès et le
département d'Etat contre les "Etats voyous", de Cuba à la Corée du Nord.
La Maison Blanche a souligné qu'il ne s'agissait pas de "punir" ou de faire
"payer un prix" à Paris, tandis que le département d'Etat a rappelé que la
France restait un pays "allié".
"La France n'est tout de même pas la Syrie", souligne Simon Serfaty, du Centre
d'études stratégiques et internationales de Washington. De plus, "les
économies sont tellement intégrées que l'on ne pourrait pas sanctionner la
France sans faire du mal à toute l'Europe et nous pénaliser nous-mêmes".
Pour James Goldgeier, directeur des études européennes à la George Washington
University, les Etats-Unis ont toujours besoin du soutien de la France pour la
lutte anti-terroriste, où la coopération est jugée excellente.
"Les efforts globaux pour lutter contre le terrorisme et les armes de
destruction massive ne vont pas être facilités si l'on dit que les pays qui
ont soutenu les Etats-Unis en Irak seront récompensés, et ceux qui ne l'ont
pas fait seront sanctionnés", assure M. Goldgeier.
La volonté de contourner le plus possible la France à l'Otan a elle aussi ses
limites et risquerait de fragiliser cette institution dans son ensemble, alors
que Washington n'exclut pas que l'Alliance joue un rôle dans la stabilisation
de l'Irak.
Quant à évincer la France de la reconstruction de l'Irak, l'idée est également
à double tranchant. "La reconstruction de l'Irak risque d'être un fardeau plus
qu'un gâteau. On en reparlera dans quelques mois quand les Américains verront
la facture", fait valoir un diplomate européen à Washington.
Il me semble avoir entendu quelque part que les entreprises Françaises font
travailler 700 000 personnes aux states...
Par ailleurs comme dit dans l'article ci dessus, une guerre économiqe à la
France bouleverserait l'économie mondiale. Ce n'est peut être pas le moment
pour une amérique en crise de jouer les gros bras. Par ailleurs chez eux le
bizeness passe avant tout... |
|