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ronin
Jedi Trader

28 10 2004 à 16 : 09
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Elections US et "cibles" spéculatives...
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" Elections US: un non-événement pour les marchés financiers?
(AOF) - Fund-Market, conseiller indépendant en fonds d'investissement à
vocation européenne, a organisé ce jour à Paris une conférence sur les
Etats-Unis. A la veille des élections présidentielles, Henri Reiter, Directeur
de Fund-Market et Christian Krombach, analyste spécialisé sur les fonds
américains de retour d'une tournée des gestionnaires aux Etats-Unis ont fait
le point sur les scenarii envisagés et leurs implications sur les marchés
financiers.
Si à court terme certains secteurs comme l'industrie pharmaceutique, la
défense ou l'énergie pourraient être impactés par les élections, à moyen et
long terme l'impact reste très faible. La fragilité de l'économie encourage
par ailleurs à une certaine prudence et une gestion active.
Les Etats-Unis resteront le moteur de la croissance mondiale et une zone
incontournable pour les investisseurs. La demande interne tout comme le niveau
très bas des stocks des sociétés manufacturières constituent des éléments
importants pour la croissance. Enfin, la tendance baissière du dollar qui se
confirme devrait continuer à stimuler les exportations.
Pour autant, l'économie américaine est fragilisée par un déficit budgétaire
record de 500 milliards de dollars et par celui de sa balance commerciale. Les
tensions géopolitiques et la dépendance de l'économie au pétrole constituent
un autre facteur de risque important. Au final, le potentiel de croissance est
estimé à 3,1% en 2005 et à 2,9% en 2006 contre 4,3% en 2004 (Source: Economic
Intelligence Unit). Ces perspectives restent toutefois supérieures à celle de
la croissance européenne (environ 2 % pour les deux prochaines années).
Au niveau des marchés financiers, les valeurs américaines ont atteint des
niveaux de valorisation historiquement hauts : le PER moyen de l'indice S&P's
500 (bénéfice 2004) est de 19,3 contre une moyenne de 15,6 sur les
soixante-dix dernières années. Le potentiel est donc là encore limité à la
hausse et l'on peut difficilement attendre des retours sur investissement
au-delà de 6%.
Le principal défi du nouveau Président consistera à réduire le déficit
budgétaire. Or, aucun des deux candidats n'a annoncé de plan précis.
Les gestionnaires américains s'accordent sur un scénario selon lequel les
marchés actions profiteraient d'une victoire de George Bush à court terme.
L'environnement serait en effet propice aux investissements en actions, Bush
étant en faveur du financement des pensions de retraite individuelle et de la
caisse maladie par le biais de l'épargne. L'industrie pharmaceutique et les
valeurs financières seraient favorisées.
En cas de victoire de John Kerry, les gestionnaires anticipent des difficultés
pour le secteur pharmaceutique qui souffrira de la pression sur les prix et
d'une ouverture plus large au marché des produits génériques. La défense
devrait également être impactée par une baisse des dépenses, tandis que les
secteurs de la distribution et des biens de consommation primaires devraient
en bénéficier grâce à la réduction des impôts sur les bas salaires et à
l'augmentation du revenu minimum. Un contrôle plus strict des dépenses
énergétiques aurait un impact défavorable sur le secteur de l'énergie.
Il en résulte une faible modification des portefeuilles des gestionnaires
américains à la veille des élections. Quelques rares gestionnaires ont modifié
leur allocation pour intégrer l'hypothèse d'une victoire de Kerry en diminuant
leurs avoirs sur les valeurs pharmaceutiques et de la défense.
Fund-Market a récemment sous-pondéré les actions américaines et reste prudent
à court terme en ne prenant aucune position en faveur de l'un ou l'autre des
candidats. Ë long terme, Fund-Market privilégiera les grandes capitalisations
et les valeurs défensives en raison du ralentissement prévisible de
l'économie, tout en évitant les sociétés en compétition directe avec les
entreprises chinoises ou indiennes. " _________________ « Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous.
Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »
Warren Buffet |
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