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xenia
Administrateur

16 11 2003 à 21 : 11
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Spread de future
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Bonjour à tous
Ce matin, j'ai reçu par mail ce texte qui m'a impressionnée par son côté
professionnel, exhaustif et très pédagogique, bref, selon moi, il s’agit d’un
travail très brillant.
J'ai voulu vous en faire profiter et ai demandé l'autorisation de le poster
sur notre forum à son auteur, Perou. Il a eu l'amabilité de me l'accorder, je
vous le poste donc, tout en lui réitérant mes remerciements.
J'ai aussi l'intention de le mettre dans les liens rapides.
De plus, Perou a décidé de se joindre à nous et vient de s'inscrire chez nous.
C'est une grande joie et je profite de l'occasion présente pour lui souhaiter
la bienvenue sur Bousosmile
Le Spread de Future
Définition
Le trading de spread consiste à prendre une position, non pas sur un contrat
(appelée position outright ou flat price), mais sur la différence entre deux
contrats. Le trade est alors basé, non pas sur le prix, mais sur l'évolution
de la différence entre deux prix.
Par exemple, L'achat de contrat DAX décembre est une position « outright » ou
« flat price ». L'achat de contrat DAX décembre et la vente simultanée de DAX
mars est une position de spread.
Les
Différents Types de Spreads
Spreads Calendaires, appelés aussi time spreads ou front-to-backs, consistent
à acheter une maturité et à en vendre une autre, sur le même sous-jacent.
Par exemple : Achat DAX décembre / Vente DAX mars.
Spreads Géographiques : achat/vente du même sous-jacent sur des marchés
différents.
Par exemple : achat cuivre NYMEX/COMEX (New-York) et vente cuivre LME
(Londres).
Spreads de Transformation : achat vente d'un produit fini / produit semi-fini
ou matière première. Par exemple : L'huile de soja étant fabriquée en pressant
les graines de soja (si ! si ! je vous assure que c'est vrai) vente bean oil
(huile de soja) / achat soybeans (graines de soja).
Spreads de Qualité : consiste à acheter / vendre le même produit, mais avec
des qualités d'émetteur différentes.
Par exemple : Le très fameux TED Spread (c'est le même produit – marché
monétaire- mais avec une qualité différente car le Le T-Bill est un risque sur
le Trésor US, l'Eurodollar un risque sur des banques de dépôt), achat T-Bills
/ vente Eurodollar.
Spreads de Substitution, technique à éviter et à oublier : achat vente de 2
produits substituables.
Par exemple : achat blé / vente mais..
D'autres combinaisons sont possibles, avec par exemple le très fameux Crack
Spreads ou encore : l'achat brent / vente WTI, dans ce cas, nous avons à la
fois un spread de qualité et un spread géographique sur le pétrole brut.
Comme Les time spreads sont les moins risqués et les plus utilisés, voici un
exemple en cours : (voir lien ci-dessous)
http://www.manfutures.com/resources/getquote.asp?page=cspread&
cc1=LH&mon1=J&year1=04&cc2=LH&mon2=G&year2=04&cc3=&mon3=&year3=&spr1=LHJ04&spr
2=LHG04&spr3=&siz1=1&siz2=-1&siz3=0&size=b&den=med&jav=adv&expm=0&styp=N&late=
Y&date=111503&data=A&ch1=012&arga=&argb=&argc=&ov1=&argd=&arge=&argf=&code=XMA
N&org=com&crea=Y&sprd=Y&button=Create+Spread
Dans cet exemple, j'ai anticipé le montage, dans les règles de l'art, cela
aurait du être fait plus tard (début nov vers 1.75)
Le détail de ce spread en cours :
Marché de cotation : CME
1 unité de spread = Buy 1xLHJ04 / Sell 1xLHG04
Margin nécessaire pour 1 unité de spread : +/- US$ 2000.00
Valeur du point Spread : US$ 50.00
Acheté le 19 octobre 2003 à 0.00, sortie : N/A, objectif 10.00 pour Fin Déc
03/Janv 04 (selon une étude de saisonnalité)
Bilan prévisionnel à l'objectif de sortie (time & price) : US$50.00 x 10.00
pts = US$500.00 /unité de spread.
Rendement si objectif atteint: 25% (500 / 2000) sur 3 mois
Qui fait du
Spreads ?
Les particuliers et les fonds (hedge funds, future funds) font du trading
d'outrights et pratiquement pas de trading de spreads.
Maintenant (en moyenne) sur les marchés à terme, les particuliers perdent de
l'argent, les fonds gagnent 0% par an, et les institutions (les commerciaux)
gagnent de l'argent. Si ces institutions gagnent de l'argent, c'est parce que
leur métier touche au sous-jacent et qu'elles connaissent intimement les
fondamentaux de celui-ci. Et que sur de tel marché, comme les marchés de taux,
d'énergie et agricoles, la grande majorité des méthodes de trading des
institutionnels (80%) est du trading de spreads.
Vocabulaire
Synthèse des concepts fréquemment employés dans cette technique :
Front-to-back ou time spread : c'est le spread calendaire.
Old crop/ new crop : même chose que front-to-back, mais sur les produits
agricoles.
Differentials / Diffs : la même chose que spreads
Front month / Lead month / Prompt month : Echéance la plus rapprochée
Back month / Out month / Far month : Echéances éloignées
Achat de spread : en règle générale, acheter un spread veut dire acheter le
premier contrat cité et vendre le deuxième contrat cité.
Par exemple, « Buy NOV/DEC at 2 » veut dire « achète novembre et vends
décembre avec une différence de 2 entre les 2 contrats ».
Cependant il existe des exceptions comme sur le marché des métaux, où c'est le
contraire: buy NOV/DEC veut dire: « Achète Décembre, vends Novembre ». C'est
pourquoi il est préférable de tout expliciter: « Buy NOV/DEC, buying the NOV /
selling the DEC ».
Vente de spread : le contraire d'Achat de spread
Backwardation/Contango : Ces termes sont fréquemment utilisés sur les marchés
des métaux et de l'énergie. Sur les marchés financiers (taux, indices
boursiers), on parle plutôt de « premium » et « discount » ou encore de «
Carry », « Positive Carry » (=contango) et « Negative Carry », « Inverted
market » (= backwardation).
Si l'échéance rapprochée est moins chère que l'échéance éloignée, on dit que
le marché est en contango. Dans le cas contraire, on dit que le marché est en
backwardation.
Par exemple, si sur le Brent, le mois le plus rapproché, décembre, quote à
27.47$ et que le mois suivant, janvier, cote à 27.43$.
Ce marché est en backwardation.
Méthodes
d'analyse
Il existe 3 façons d'analyser les spreads : fondamentale (la plus employée),
technique, et statistique.
Les spreads suivent les fondamentaux beaucoup plus fidèlement que les
outrights. Si bien, qu'en observant les spreads, on est souvent en mesure de
dire si un mouvement sur le flat price est fondamental ou technique. Les
spreads peuvent alors aussi servir à prendre des positions non spreadées.
Stockabilité
des Produits
Dans l'analyse de time spreads les produits stockables sont les plus faciles à
analyser et trader.
En effet, la stockabilité est une notion importante, car elle détermine le
comportement de ces spreads.
Les produits stockables sont : métaux, pétrole, produits agricoles,
obligations, instruments monétaires, indices boursiers.
Les supports à faible stockabilité sont : poitrines de porc, bétail, gaz
naturel.
Le support pratiquement instockable étant l'électricité.
Pour résumer, les spreads les plus abordables à réaliser sont les
front-to-backs de produits stockables (les plus simples à travailler et à
comprendre sont les métaux précieux).
Principe
fondamental dans le trading de time spreads de produits
stockables
Le spread ne peut pas être supérieur au coût du carry, pourquoi :
Carry
Le carry, c'est le portage du sous-jacent. Par exemple, vous avez besoin de
cuivre début janvier. Vous pouvez acheter dès maintenant du vrai cuivre sur le
marché physique, et le stocker jusqu'à début janvier. Le cuivre physique
coûte, par exemple, 87 cents/livre. Il vous faudra alors payer le coût de
stockage: location de l'entrepôt + assurance + financement. Ce coût de
stockage, d'environ 0.3 cents/livre par mois est le coût de portage, le carry.
Votre cuivre en janvier vous coûtera le coût d'achat + le coût de stockage,
soit 87.3 c/lb.
Arbitrage avec le physique
Maintenant si le prix du future décembre (qui est le future avec une
livraison en janvier) soit de 88 c/lb. En achetant le future, vous recevrez du
cuivre début janvier et il vous coûtera 88 c/lb.
C'est impossible, car il y aura des négociants en cuivre qui vont réaliser
un arbitrage: - achat cuivre physique à 87 c/lb. - stockage 1 mois à 0.3 c/lb.
- vente à terme à 88 c/lb. - livraison en janvier du cuivre physique à
l'acheteur du contrat à terme. Bilan de l'opération, pas de cuivre mais un
gain sans risque de 88-0.3-87=0.7 c/lb. Comme la taille d'un lot de cuivre est
de 25000 lb, on gagne 175 $ par lot sans rien faire. Comme tout le monde
anticipe ce type d'opportunité, elle ne se produit pas.
Arbitrage entre échéances
De la même manière, si le contrat décembre vaut 88 c/lb et le contrat janvier
vaut 89 c/lb, alors on peut: - acheter décembre à 88 - vendre janvier à 89 -
prendre livraison de décembre, le stocker pendant 1 mois pour 0.3 c/lb - le
livrer à l'acheteur du contrat janvier. Gains sans risque: 0.7 c/lb. C'est de
nouveau impossible, car tout le monde se précipite sur ce type d'opportunité.
Comportement
des time spreads de produits stockables.
Dans un marché haussier, le mois le plus rapproché augmente de valeur plus
vite que le mois le plus éloigné. Par exemple si le future pétrole décembre
passe de 29 à 30$/bbl, soit une augmentation de 1 $/bbl, le future janvier
augmentera moins, il passera par exemple de 29.5 à 30.3 $/bbl, soit une
augmentation de seulement 0.8 $/bbl.
Dans les marchés fortement haussiers, les échéances rapprochées montent
tellement par rapport aux échéances éloignées, qu'elles deviennent plus
chères, la courbe des prix à terme s'inverse, le marché passe en
backwardation.
Dans un marché baissier, le mois le plus rapproché baisse de valeur plus vite
que le mois le plus éloigné. Par exemple si le future pétrole décembre passe
de 30 à 29$/bbl, soit une baisse de 1$/bbl, le future janvier baissera moins,
il passera par exemple de 30.3 à 29.5 $/bbl, soit une baisse de seulement 0.8
$/bbl. Dans les marchés baissiers, les échéances rapprochées sont moins chères
que les échéances éloignées, le marché est en contango.
Le marché réagit simplement à la loi de l'offre et de la demande.
La courbe des taux illustre ce phénomène. En période de resserrement
monétaire, l'argent devient rare, le prix de l'argent (= le taux d'intérêt)
augmente, les taux courts montent davantage que les taux longs, la courbe
s'inverse.
Bull spreads
et Bear spreads
On appelle Bull spread, quand l'achat d'une échéance proche contre la vente
d'une échéance éloignée est gagnante dans le cadre d'un marché haussier. Par
exemple, achat d'un spread Brent NOV/DEC gagne de la valeur quand le prix du
brent monte.
On appelle Bear Spread, quand la vente d'une échéance proche contre l'achat
d'une échéance éloignée est gagnante en marché baissier. Par exemple, la vente
d'un spread Brent NOV/DEC gagne de la valeur quand le prix du brent baisse.
Cas
particuliers
Les métaux précieux. Les spreads bougent dans le sens contraire.
Les indices boursiers. Les spreads bougent en général dans le bon sens mais il
y a des exceptions.
Utilisations
des Spread en trading
Voici les 3 principales :
Prise de position haussière ou baissière sur un spread au lieu d'un future
outright (moindre volatilité, moindre marge sur certains spread).
Détection d'un marché « technique » : une hausse en backwardation est
fondamentale, une baisse en contango est fondamentale, une hausse en contango
est technique, une baisse en backwardation est technique
Mise à profit de distorsions dans la courbe des prix à terme.
Quand une banque hedge une grosse position de produits dérivés OTC sur un
marché de futures, elle crée des distorsions dans la courbe.
Momentanément, le spread entre deux échéances successives ne représente plus
leur valeur relative. Il suffit alors de prendre le sens contraire de la
banque et d'attendre que les spreads reviennent à leur niveau normal.
Dernière édition par xenia le 28 12 2003 à 12 : 09; édité 1 fois |
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xenia
Administrateur

28 12 2003 à 12 : 07
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Bonjour à tous
Je rectifie l'erreur que j'ai commise dans le message précédant : c'est
Winnie, l'un des Smiliens les plus brillants sinon les plus actifs qui est
l'auteur du texte que j'ai posté à votre attention.
J'ai mal compris les explications de Perou qui n'avait fait que reprendre et
diffuser ces écrits de qualité très impressionnante
Originellement, Winnie a posté ses "Leçons de Futures Spreads" sur une liste
qui n'existe plus, elles peuvent être consultées sur Google. Cependant, je lui
ai demandé la permission d'en faire un copié/collé ici, et il me l'a
aimablement accordée. J'en profite donc et je continue, tout en le remerciant
"Il est un
style de trading très mal connu, dont certains n'ont même jamais entendu
parler, et qui pourtant, peut convenir à certaines personnalité de traders. Il
s'agit du spread trading. Donnons rapidement une définition des techniques que
cela englobe.
Une position de spread trading consiste à avoir 2 positions sur 2 instruments
corrélés : Une position étant acheteuse sur l'un et vendeuse sur l'autre.
Cette technique consiste en fait à jouer une surperformance d'un instrument
par rapport à l'autre. Prenons vite un exemple :
Vous regardez 2 titres du secteur bancaire : BNP Paribas et Société Générale.
BNP Paribas est leader en France et votre analyse du secteur vous fait penser
que le titre devrait avoir un meilleur parcours que Société Générale. Ceci dit
vous ne savez pas si le secteur bancaire va être orienté à la hausse ou à la
baisse dans les mois qui viennent : Après tout vous n'êtes pas devin et vous
savez bien que les mouvements à court/moyen terme sur un secteur peuvent être
aléatoire. En revanche vous savez qu'un secteur se comporte souvent comme un
ban de poisson : C'est un groupe relativement homogène mais avec des premiers
et des retardataires.
Comme vous n'avez pas idée de la direction du secteur vous vous placé acheteur
sur BNP Paribas pour 100 KF et vendeur sur Société Générale sur 100 KF. Ainsi,
si votre analyse comparative des 2 banques est juste, quelle que soit la
tendance du secteur (hausse, baisse ou stagnation), vos 2 positions, prises
synthétiquement, sont gagnantes. Imaginons que BNP gagne 5% dans les 2 mois
et que SG gagne uniquement 1%, vous aurez bien un solde positif de 4%.
D'ailleurs le premier des spreads est le trading sur devises : Quand vous
achetez du dollar vous vendez en même temps de l'Euro. Il s'agit bien d'un
spread. Sans le savoir nous sommes tous acheteurs d'Euro et vendeur de toutes
les autres monnaies du monde. Et cela se retrouve dans al vie quotidienne :
Pourquoi croyez vous que votre facture d'essence monte ? Ce n'est pas
seulement le pétrole qui monte, c'est aussi le dollar qui monte. Et si vous
voulez aller en vacances en Angleterre (on peut être maso...) vous verrez
aussi que cela vous coûtera plus cher qu'il y a 5 ans. Mais revenons à nos
moutons...
L'objectif de ce genre de stratégie est bien sûr de trouver les spreads les
plus rémunérateurs possible. En effet, les gains sont souvent moins
spectaculaires que pour des positions sèches acheteuses ou vendeuses. Il est
difficile de trouver par exemple 2 titres dans un même secteur, l'un faisant
+50% et l'autre -50%.
Cette stratégie du spread trading est vraiment une philosophie particulière de
trading ; c'est d'ailleurs une technique largement employé par les hedge fund.
Dans ses fonds spéculatifs, Soros utilisaient beaucoup cette philosophie :
Être acheteur sur des titres et vendeur sur d'autre, en essayant que les
montants en capitaux soient équilibrés. Mais cette fois il ne s'agissait pas
de faire des spreads dans un secteur mais plutôt sur le marché dans son
ensemble : Je suis long sur des secteurs et court sur d'autres.
Cette technique est beaucoup utilisée sur les marchés de futures où il est
facile de monter ces positions longues et courtes. Exemple :
Jouer la corrélation Pétrole/T-bonds. Si le pétrole monte alors inflation donc
T-bonds baisse, donc je veux être acheteur de contrats sur pétrole et vendeur
sur contrats de T-bonds.
Jouer 2 marchés actions. CAC40 et DAX (indice allemand) sont assez corrélés
sur le moyen/long terme, mais à court terme l'un peut surperformer l'autre.
Auquel cas on peut être acheteur sur l'un et vendeur sur l'autre.
Les exemples ne manquent pas et me faudrait plusieurs pages pour en énumérer
une bonne partie. A partir du moment que vous trouvez 2 instruments corrélés,
vous pourrez faire des spreads.
Cette technique n'est pas hors de portée des particuliers. Malgré la
disparition du RM, il sera encore possible à l'avenir de prendre des positions
vendeuses sur des titres (cf. SRD). Sur des secteurs ce sera encore difficile
car les certificats bears sont encore peu liquides. Mais côté achat, pas de
problème, arrivent même en France les fameux "no-load fund" (existent aux US
depuis au moins 15 ans) qui permettent d'entrer dans un fonds d'investissement
(SICAV ou FCP), et de changer de compartiment sans frais. Exemple : Vous
entrez dans le fonds et vous répartissez vos fonds entre telecom, bancaires et
distribution ; puis 6 mois plus tard vous "switchez" la part telecom vers
l'immobilier..." |
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blou
Membre fertile

28 12 2003 à 12 : 57
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hihi je pouffe !
C'est l'ABC de l'arbitrage que tu decris la !
Cela sera "spread trading" pour madame |
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eve_92
Master

01 01 2004 à 16 : 01
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Désolée, mais tu t'es complètement fourvoyée, ma chère Xen
Le dernier texte que tu as posté n'est pas dû à la plume du vaillant Winnie
, c'est un certain
CAC40Trading qui est son cyber-père, - ce qui n'enlève certes rien à la valeur
de l'écrit cité.
Il faudra maintenant que tu le retrouves et lui demandes post factum la
permission de poster son texte sur Boursosmile, ce en quoi je te souhaite bien
de la chance
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raskolnikov
membre fondamental

01 01 2004 à 20 : 14
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Tout ça est effectivement très intéressant, mais comme dit plus haut un
francophile on appelle cela arbitrage. Je me rappelle quelques juteux
arbitrages sur le couple Wendel-CGIP, l'une étant la maison mère de l'autre,
les deux évoluant en corrélation avec suffisamment de distorsion pour réaliser
des écarts ou spreads (très) lucratifs. Nonobstant, la difficulté restait de
parvenir à acheter et vendre dans le même temps ou avec un écart temps faible,
et ... ce n'était pas si facile !
Encore mieux et toujours envisageable : achat de bons de souscription décotés
et vente du sous-jacent. Mais les occases de trouver des bons suffisamment
liquides sont rares et plus ils sont liquides moins ils sont décotés... Nonobstant,
c'est un excellent moyen pour scorer à coup sûr et il serait intelligent
d'aller à la pêche de ce genre d'opportunités ... tout
en sachant que plus on est nombreux... moins c'est bon  |
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Winnie
Bizuth
02 01 2004 à 13 : 46
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Le premier message traite du trading de spreads de futures.
Le deuxième message, dont je ne suis pas l'auteur, ne parle pas vraiment de
trading de spreads. Il couvre une variété de techniques où l'on joue un
produit contre un autre. Une action contre une autre, cela s'appelle le pair
trading. Changer de fonds sectoriel en fonction de ses anticipations, cela
s'appelle du fund switching ou du sector timing. Et cela n'a rien, mais
vraiment rien à voir, avec le spread trading.
Pour revenir au trading de spreads de future, il ne s'agit que très rarement
d'arbitrage. L'arbitrage stricto sensu
a certaines caractéristiques:
- on commence par établir une relation d'arbitrage. Une relation d'arbitrage
met en équivalence deux véhicules de trading.
- on constate un écart par rapport à cette relation d'arbitrage.
- on prend des positions opposées dans les deux véhicules.
- on n'a pas besoin du retour à la parité d'arbitrage pour gagner de
l'argent. Il suffit de livrer l'un des deux véhicules.
L'arbitrage est sans risque de marché. Il peut y avoir d'autres risques:
risque d'exécution, risque de crédit...
Voilà pour l'arbitrage stricto sensu.
Par déformation de sens , on qualifie d'arbitrage beaucoup d'autres
opérations. L'arbitrage statistique consiste à prendre des positions dans deux
instruments différents, en pariant à un retour vers une relation soit
d'arbitrage, soit statistique. C'est par exemple le cas de tout ce qu'on
appelle arbitrage obligataire, et c'est comme cela que LTCM s'est ruiné. C'est
aussi le cas de ce que l'on appelle risk-arbitrage sur les marchés actions.
Contrairement à l'arbitrage stricto
sensu, le gain n'est pas assuré. L'arbitrage statistique est risqué.
Les différents types de spreads que je décris ne sont presque jamais de
l'arbitrage, qu'il soit strict ou statistique.
Spreads de Transformation
Spreads de Qualité
Spreads de Substitution
Ces spreads là sont purement directionnels. Aucun arbitrage.
Spreads Géographiques
Le seul type de spread ou l'on peut parler d'arbitrage, statistique.
Spreads Calendaires
C'est plus difficile à saisir, mais dans la plupart des cas, il ne s'agit pas
d'arbitrage. Comme on place la position quand les deux échéances tradent à
parité d'arbitrage, il est bien évident qu'on ne cherche pas à exploiter
l'arbitrage. Il n'est pas là. Par contre, on utilise la parité d'arbitrage
comme "support". On fait le pari qu'elle continuera d'être respectée.
La parité d'arbitrage fourni une protection au trading de time spreads.
Celui-ci est proche dans son principe de l'achat d'options. La parité
d'arbitrage limite la perte possible. Le gain possible est par contre très
élevé, si la courbe s'inverse.
Le seul cas où le trading de time spreads peut être considéré comme de
l'arbitrage statistique, c'est quand on exploite une déformation lointaine de
la courbe. |
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blou
Membre fertile

02 01 2004 à 23 : 25
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Bonjour Winnie,
tu a atteind une autre dimension du trading !, je suis ebloui par tant de
culture ! Bravo et Merci  |
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Winnie
Bizuth
02 01 2004 à 23 : 37
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mouais. Merci pour le compliment.
Mais il ne faut surtout pas se laisser impressioner par mes théories fumeuses.
Car on peut gagner autant d'argent, si ce n'est plus, en se contentant
d'acheter un truc qui monte ou de vendre un truc qui descent.
Ce qui ramène l'argent à la maison, ce ne sont pas les connaissances
techniques. Ce sont les tripes.  |
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