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 Accueil >> Actions, Dérivés, Indices ... Récession? Résultats à venir...

ronin

Jedi Trader



Message20 01 2008 à 14 : 13

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Récession? Résultats à venir...
 
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La Bourse de Paris entre dans la saison des résultats avec crainte




La Bourse de Paris va entrer la semaine prochaine dans la saison des résultats de sociétés avec un sentiment négatif, la question étant de savoir si les craintes sur le ralentissement économique pourront être atténuées par les prévisions chiffrées des groupes cotés.



Au sortir d'une très mauvaise semaine pour l'indice CAC 40 (-5,19% sur la semaine, -2,83% sur la seule journée de mardi), le manque de visibilité dont se plaignaient les opérateurs s'est mué en pessimisme.


"C'est vrai que le comportement des marchés a présenté certains aspects de panique".



De nombreuses sociétés qui publient leur chiffre d'affaires annuel dans la semaine vont devoir affronter un contexte très difficile, où leurs objectifs pour 2008 seront scrutés avec inquiétude.




"Les publications pour l'exercice 2007 ne sont pas importantes: seules compteront les prévisions. Et celles des sociétés seront nécessairement prudentes".


Au sein du CAC 40, Essilor, L'Oréal et PPR jeudi, et Pernod-Ricard vendredi présenteront leur chiffre d'affaires, tandis que STMicroelectronics, Carrefour et Saint-Gobain publieront leurs résultats respectivement mardi, mercredi et jeudi. Les ventes de Schneider (mardi), Casino et TF1 (jeudi) sont également au programme.



"Dans ce contexte de marché, il vaut mieux ne rien dire:

quand une société présente des objectifs ambitieux, les opérateurs les considèrent comme suspicieux, quand elle présente des objectifs à la baisse, les investisseurs ne sont pas contents...".



"Où se situent les attentes du marché ? Personne dans le métier ne pense qu'il peut y avoir révision à la hausse des prévisions de bénéfices pour 2008. (...)

Les opérateurs ont des anticipations implicites très, très basses".



La banque helvétique UBS a confirmé vendredi dans une note cette humeur sombre.



"Pour les sociétés de la zone euro, l'expansion des marges bénéficiaires arrive à son terme", ont expliqué ses analystes, s'attendant à "une croissance des bénéfices par action tout juste au dessus de zéro cette année, alors que le consensus des analystes spécialisés par secteur économique est toujours à +9%".



"l'ensemble du premier semestre 2008 va devoir solder des anticipations négatives" qui pèsent sur la confiance. "

Mais le remède, on le connaît!

Une baisse des taux d'intérêt n'a jamais manqué de relancer la machine, même si cela prend parfois un peu de temps".



La prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine a lieu le 30 janvier, même si la Fed peut faire bouger ses taux directeurs à tout moment.


Les opérateurs attendent une détente monétaire importante, face aux signes persistants du ralentissement aux Etats-Unis qui ont fait plonger les marchés d'actions dans le monde entier dans la semaine.



En y ajoutant l'inflexibilité de la Banque centrale européenne sur ses taux directeurs, et les résultats catastrophiques des banques américaines Citigroup et Merrill Lynch, la tendance baissière du début du mois s'est amplifiée dans la semaine.


Les deux sociétés du CAC 40 qui ont publié leur chiffre d'affaires annuel, Accor et Alstom, ont reçu des commentaires positifs des analystes.

Mais Alstom n'a que partiellement compensé un début d'année difficile (+4,12% après 13,1% perdus les deux semaines précédentes), et Accor a fini la semaine en baisse (-3,38%).




Une pluie de résultats d'entreprises va s'abattre sur Wall Street


Wall Street, qui sort d'une nouvelle semaine douloureuse, va être assaillie par une pluie de résultats d'entreprises la semaine prochaine mais, une fois toutes les pertes des banques connues, pourrait commencer à réagir un peu moins à vif.


Lundi, les marchés américains seront fermés en raison d'un jour férié, en hommage à Martin Luther King.


Sur la semaine écoulée, la faiblesse de la Bourse de New York est apparue bien installée, toute tentative de rebond se brisant sur des indicateurs économiques faibles, de nouveaux dégâts financiers chez les banques ou des diagnostics peu optimistes des dirigeants politiques.




En cinq séances, dont quatre de repli consécutif, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a encore perdu 4,02% pour finir vendredi à 12.099,30 points.

Le Nasdaq a également cédé 4,09% sur la semaine à 2.340,02 points.

Le S&P 500 a lui abandonné 5,41% à 1.325,19 points, sa plus grande chute hebdomadaire depuis plus de cinq ans.


Deux semaines et demi après le début de l'année, les trois indices vedettes de Wall Street ont tous reperdu les gains difficilement engrangés en 2007.


L'errance du marché boursier a une nouvelle fois poussé les investisseurs vers le marché obligataire, jugé moins risqué.

Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 3,648%, contre 3,810% vendredi dernier, et celui à 30 ans à 4,297% contre 4,394%.



Après les milliards de dollars de pertes dévoilées cette semaine par les banques, Merrill Lynch et Citigroup en tête, les investisseurs n'ont visiblement pas été rassurés par les déclarations du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, qui ont pourtant rendu "quasi-certaine une baisse agressive des taux d'intérêt fin janvier".


Dans la même veine, l'annonce par le président américain George W. Bush d'un plan de relance économique "aussi vite que possible" pour plus de 140 milliards de dollars n'a pas davantage stimulé le marché.



"Pour l'instant, le marché est sceptique sur l'idée que de telles actions politiques peuvent empêcher une récession qui apparaît inévitable".


"Les investisseurs se sont concentrés sur le court-terme, mais une fois qu'ils commenceront à observer la situation dans son ensemble, ils verront beaucoup d'éléments positifs qu'ils ont pour l'instant négligés:

un plan fiscal en préparation, une baisse à venir des taux d'intérêt, le dollar stable...".


Cela laisse l'analyste envisager que "les choses commenceront à s'améliorer la semaine prochaine".

Mais "la parade des résultats va prendre de l'ampleur.


Après les pertes sans précédent dévoilées par la majorité des grandes banques, la santé des autres secteurs économiques sera sous le feu des projecteurs:

le secteur technologique (Texas Instruments, Apple, Microsoft),


pharmaceutique (Johnson&Johnson et Pfizer),

télécoms (Motorola, AT&T), automobile (Ford)

ou encore énergétique (ConocoPhillips).




"Même s'il est difficile d'anticiper de bonnes nouvelles dans ce contexte où chaque mauvaise nouvelle est mise en exergue, cela vaut le coup de souligner que la plupart des résultats les plus craints sont derrière nous".



Une fois les résultats des dernières institutions financières passées, avec Bank of America, Wachovia et American Express mardi, "la situation redeviendra plus confortable".



Côté macroéconomique, la semaine s'annonce en revanche légère, avec surtout les ventes de logements existants jeudi, qui, sans grande surprise au regard du marasme continu du secteur immobilier, sont attendues en baisse.



Les Bourses mondiales sur une pente glissante, l'économie US donne le ton



Les Bourses mondiales se sont encore enfoncées cette semaine, après un début d'année déjà morose, les investisseurs s'inquiétant à la fois des premiers résultats des géants américains et d'une nouvelle salve d'indicateurs alarmants pour la première économie mondiale.


"Le marché ne prend plus le temps de temporiser, de réfléchir ou d'hésiter et s'engage avec une énergie peu commune, plus loin, dans sa tendance baissière".


Malmenés depuis le début de l'année, les indices des principales places boursières ont poursuivi leur descente cette semaine, enfonçant des "seuils de résistance", ces paliers calculés par les analystes au-delà desquels la baisse peut s'accélérer.



Ce mois de janvier 2008 est marqué pour certaines place par un recul supérieur aux niveaux atteints au moment de l'éclatement de la crise à l'été dernier.


Aux Etats-Unis, le Dow Jones a effacé cette semaine ses gains enregistrés en 2007.

A Paris, le CAC 40 a reculé à son niveau de l'automne 2006, et à Tokyo le Nikkei a renoué avec celui d'octobre 2005.


La Bourse de Londres a perdu plus de 8% depuis le début de l'année, Francfort et Hong Kong plus de 9%, tout comme l'indice australien S&P/ASX 200.


Le MSCI World Index, un indice boursier qui mesure la performance de 23 marchés de pays développés, a reculé d'environ 9% depuis le début de l'année.


A la différence de l'été 2007, où les marchés ont su se reprendre "car la majorité du marché n'était sans doute pas encore convaincue qu'un renversement de tendance se préparait", "tout le monde participe, cette fois, à l'alimentation de la tendance baissière".




La banque Credit Suisse indique de son côté que son indice mondial d'appétit pour le risque a atteint pour la première fois depuis cinq ans la zone "panique".


Les investisseurs d'Amérique, d'Asie ou d'Europe ont vivement réagi à une actualité américaine riche en déceptions, sur les résultats de sociétés comme sur les indicateurs économiques.


D'une part, les pertes colossales annoncées par les banques Citigroup, JPMorgan et Merrill Lynch, liées à la crise du "subprime", mais aussi la déroute d'Ambac, l'un des principaux rehausseurs de crédit aux Etats-Unis, ont mis à mal les valeurs financières.



D'autre part, les chiffres de la consommation et la poursuite de la déroute du marché immobilier américain ont ravivé les doutes:

la première économie mondiale va-t-elle entrer en récession?

Le ralentissement économique se propagera-t-il au reste de l'économie mondiale?




"Les mauvais chiffres d'activité du mois de décembre ont relancé les craintes de récession et induit des révisions drastiques à la baisse de la croissance américaine (-0,3 point en un mois pour le consensus du Wall Street Journal pour l'ensemble de 2008)".




Les experts de Credit Suisse remarquent par ailleurs que, si les ventes massives se concentrent toujours sur les valeurs financières, celles liées à la consommation et à l'immobilier, elles s'étendent désormais à d'autres secteurs, les marchés commençant à prendre en compte une moindre croissance des chiffres d'affaires.



Toutefois, quelques facteurs de soutien sont mis en avant:

la croissance en Asie, l'économie européenne qui reste solide.

Les marchés attendent également une forte baisse des taux de la part de la Réserve fédérale américaine, dont le comité de politique monétaire se réunit à la fin du mois.



George Bush a annoncé vendredi un plan de relance économique, mais certains analystes restent sceptiques.

"n'auront qu'un effet de court terme sur le marché et ne régleront pas réellement les problèmes".

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Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »


Warren Buffet
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