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 Accueil >> Long et moyen terme Matières premières périssables :

ronin

Jedi Trader



Message31 01 2006 à 18 : 37

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Matières premières périssables :
 
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MATIERES PREMIERES.

Les déboires à venir de l'agriculture chinoise sont au centre des scénarios haussiers. Jean-Louis Richard

Lundi 23 janvier 2006

L'année 2006 sera la bonne pour le maïs, le blé et le soja. Roland Jansen, qui gère 30 millions de dollars dans les matières premières au Liechtenstein, en a la conviction. «En Chine, le ministre de l'Agriculture prévoit un recul des récoltes de céréales. Ils vont devoir importer de grandes quantités de grains. De l'autre côté du Pacifique, aux Etats-Unis, la vogue du biodiesel devrait soutenir la consommation de maïs.


Les marchés des céréales viennent d'avoir deux années difficiles. «Beaucoup de spéculateurs misent sur un rattrapage», déclare Céline Richa, qui gère 360 millions de dollars à travers le fonds LODH Multifonds-Commodity. La banque genevoise conseille les matières premières agricoles comme actif de diversification.


Certains spécialistes prévoient le début d'une phase haussière similaire à celle dont bénéficient l'énergie et les métaux depuis quatre ans. «La demande de denrées croît plus vite que l'offre alors que les stocks sont à des planchers historiques», affirme Lionel Motiere qui gère 3 milliards de dollars à travers sa société Diapason, à Lausanne.


«Une population qui s'enrichit change son alimentation. On l'observe en Chine où la consommation de céréales augmente. Or, l'épuisement de ses sols, les problèmes liés à l'eau et l'avancée du désert de Gobi limitent son potentiel agricole. Entre 1996 et 2004, le gouvernement a déjà observé une contraction de 5,7% des surfaces arables», explique Lionel Motiere.


Ces arguments semblent faire mouche auprès des investisseurs qui recherchent désespérément les derniers actifs qui n'ont pas encore pris part à l'euphorie financière généralisée. «Depuis la fin 2005, le secteur agricole a enregistré un important afflux de capitaux», témoigne Céline Richa. De nouveaux produits financiers apparaissent.


Roland Jansen et ABN Amro viennent de mettre sur pied un fonds Mother Earth sur les matières premières hors énergie. Les métaux et les produits agricoles s'y répartissent à 50/50. Le gérant se réserve le droit d'ajuster les pondérations en fonction de ses prévisions.



Achats à terme et «roll over»


Diapason complète lui aussi son offre avec quatre nouveaux produits, dont un spécialisé dans les grains et un autre dans les produits tropicaux comme le cacao, le jus d'orange, le café et le sucre. La gestion de ces deux véhicules est passive, à l'instar des autres produits de Diapason, qui réplique sous licence l'indice RICI des matières premières créé par Jim Rogers, un ancien collaborateur de George Soros.



Les principaux concurrents de RICI sont Goldman Sachs, Dow Jones AIG et Commodities Research Bureau (CRB). Leurs indices sur les matières premières comprennent des sous-indices agricoles. Tous sont déclinables en véhicules d'investissement. Goldman Sachs les commercialise directement, contrairement à Dow Jones AIG qui cède des licences à des banques, dont UBS (UBSN.VX).



Concrètement, l'argent sert à effectuer des achats à terme de blé, caoutchouc ou poitrines de porc. Ces futures sont régulièrement remplacés avant leur terme («roll over») pour éviter une livraison physique. Outre son caractère passif, cette stratégie est systématiquement longue (pas de vente à découvert) et ne fait pas usage de levier (endettement). Elle ne rapporte que lorsque le prix des matières premières s'élève.



Les hedge funds qui peuvent aussi se positionner à la baisse sont rares dans les produits agricoles. «Il est impossible de rivaliser avec des sociétés comme Cargill. Présentes partout, elles mieux que quiconque savent ce qui se passe sur les marchés», explique Maximilien Tomei, un ancien courtier de Cargill à Genève. Son Hegde fund PCCM, spécialisé sur les matières premières, contourne ce désavantage en adoptant une approche systématique. L'objectif est d'identifier et d'exploiter les tendances à la hausse comme à la baisse. «Je ne crois pas à une appréciation historique des céréales. Le développement de la Chine va aussi toucher son agriculture. On peut en attendre des gains de productivité énormes et une pression sur les prix agricoles», ajoute Maximilien Tomei.



Les producteurs de fournitures agricoles comme le bâlois Syngenta (SYNN.VX) et l'américain Monsanto profiteraient de cette nouvelle révolution verte. «Ces valeurs sont un moyen détourné de jouer les matières agricoles», note le stratège d'une banque privée.



source : letemps.ch



autre article :


Le sucre et la société américaine ADM cristallisent les espoirs autour des biocarburants
Jean-Louis Richard
Le cours du sucre, en hausse de 43% en 2005, s'inscrit désormais dans la mouvance des prix du pétrole. En effet, les récoltes de betterave et de canne à sucre sont de plus en plus sollicitées pour produire des biocarburants à base d'éthanol. Cet alcool est aussi obtenu à partir de maïs, de blé ou de pomme de terre. Le sort de ces produits agricoles pourrait bientôt se retrouver lié lier aux marchés de l'énergie.



La demande d'éthanol va quadrupler d'ici à 2010, estime Roland Jansen, de Mother Earth au Liechtenstein.



L'impulsion initiale est étatique. En août dernier, les Etats-Unis ont légiféré pour généraliser l'adjonction d'éthanol à l'essence, comme au Brésil. Cette «Arabie saoudite verte», selon les termes de Roland Jansen, convertit la moitié de sa canne à sucre en éthanol dans 320 usines. En Grande Bretagne, 5% du carburant pour voitures devra être d'origine végétale en 2010. La France s'est donné pour objectif de tripler sa consommation de biocarburant entre 2004 et 2007. L'année passée, 2% du diesel était déjà d'origine verte.



Les projets d'usines à éthanol fleurissent partout. Cargill, société familiale, serait sur le point d'annoncer un investissement de 275 millions de dollars dans ce domaine, selon le Financial Times. Archer Daniels Midland (ADM), une société pesant plus de 18 milliards de dollars à Wall Street, va consacrer 850 millions pour tripler sa production d'éthanol en trois ans. Ce géant de l'agroalimentaire contrôle 29% de la capacité américaine, qui représente elle-même le tiers de la capacité mondiale. «C'est le véhicule le plus approprié pour jouer le thème de l'éthanol», estime Linda Abdelli, de la banque privée Edmond de Rothschild à Genève. ADM réalise 5% de son chiffre d'affaires avec l'éthanol, mais 23% de son résultat. Le titre s'est apprécié de 28% depuis le début de 2005.



A une échelle plus modeste, Maxreal Projects, à Signy (VD), monte des financements pour des usines d'éthanol dans les pays émergents. Cette société, créée en 2004 par d'anciens membres de l'équipe de négoce international de la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), envisage aussi de créer un fonds de placement dédié à ce type d'opérations

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