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ronin
Jedi Trader

25 01 2005 à 16 : 50
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Gestion alternative : Hedges Funds.
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"PARIS, 25 janvier (Reuters) - La demande des investisseurs institutionnels,
qui a nourri la très forte croissance des encours de la gestion alternative, a
profondément modifié le profil de risque de cette industrie, estime l'Union de
Banques suisses, un des tout premiers gérants alternatifs mondiaux.
"Les investisseurs institutionnels, qui deviennent de plus en plus puissants
dans cette industrie, veulent plus de visibilité sur les positions et ont
moins d'appétit pour le risque", a déclaré mardi Jay Raffaldini, membre de
l'équipe de la filiale de multigestion alternative d'UBS, lors d'une
conférence de presse.
Ces investisseurs, qui ont de fortes contraintes en termes de gestion du
passif, veulent des rendements plus stables et davantage de communication,
a-t-il ajouté.
Cet appétit des institutionnels a eu un impact majeur sur le marché de la
gestion alternative, où les stratégies dites "global macro" (arbitrages
macroéconomiques), à rendement élevé, qui dominaient le marché en 1990, ont
progressivement laissé la place à celles, au rendement plus ajusté au risque,
des "long/short equity" (arbitrages sur actions).
Ces dernières comptent aujourd'hui pour environ 42% du marché, selon les
statistiques de Hedge Fund Research, contre 74% au début des années 1990.
"Les stratégies d''equity hedge' et de 'relative value' ont beaucoup modifié
les profils de risque", a noté Jay Raffaldini.
Par ailleurs, certains hedge funds ont répondu à la demande des
institutionnels en mettant en place, récemment, des stratégies de gestion
classique dites "long only", avec une optique de rendement absolu, atténuant
de fait la frontière entre le monde alternatif et celui de la gestion
traditionnelle.
"Il est vrai que certains hedge font ce type de démarche, ce qui est
regrettable", a observé Jay Raffaldini, tout en se félicitant qu'elle reste
pour l'instant cantonnée à un nombre limité de très gros hedge funds.
"EQUITY HEDGE" ET "GLOBAL MACRO" EN VEDETTE
Après des performances en demi-teinte en 2004 et très contrastées selon les
stratégies, UBS estime que l'année 2005 devrait être "très positive" pour les
arbitrages sur actions grâce à une plus grande volatilité des marchés ainsi
que pour les "global macro" grâce à une poursuite de la volatilité sur les
changes, les taux d'intérêt ou les matières premières.
Les gérants de la banque helvétique se montrent en revanche moins optimistes
pour les stratégies de crédit, dans un contexte de hausse attendue des taux
d'intérêt et de resserrement des écarts de taux (spread) à des niveaux
"historiquement sérrés fin 2004".
En 2004, le rendement moyen des hedge funds est ressorti à 9,64%, selon les
chiffres de CSFB/Tremont, après une performance d'environ 15% l'année
précédente.
Si les investisseurs institutionnels, dont l'allocation en gestion alternative
est limitée à environ 1% ou 2% aujourd'hui, la portaient à 5% à un horizon de
cinq ans, les encours mondiaux des hedge funds devraient doubler sur cette
période, estiment les experts d'UBS.
Les capitaux mondiaux investis dans les hedge funds avoisinaient 1.000
milliards de dollars à la fin 2004, en progression de 22% par rapport aux 817
milliards atteints en décembre 2003.
Avec un total de 34,1 milliards de dollars gérés dans des hedge funds ou des
fonds de hedge funds à la fin 2004, UBS compte parmi les tout premiers gérants
mondiaux de fonds alternatifs. " _________________ « Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous.
Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »
Warren Buffet |
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ronin
Jedi Trader

22 05 2005 à 16 : 50
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Les marchés mènent la vie dure aux hedge funds 12/05/05
Non seulement le dollar et le pétrole jouent au yo-yo, mais en plus, ces fonds
spéculatifs se sont faits prendre à contre-pied sur les actions de General
Motors et sur ses obligations. Si les banques américaines ont engrangé quelque
25 milliards de profits grâce aux hedge funds, elles pourraient déchanter à
l'avenir.
Dur, dur, d'être dans le mauvais sens sur les marchés. Or il semble que cela
ait été le cas pour de nombreux hedge funds ces derniers temps.
Non seulement le dollar n'a fait que monter et descendre mais le pétrole
aussi, prenant à contre-pied les gestionnaires de ces fonds spéculatifs.
Pis, ces derniers jours, leurs paris ont aussi été perdants sur General
Motors. Alors que la tendance, pour les actions du plus grand constructeur
automobile mondial, était largement à la baisse, voilà que l'annonce, par le
milliardaire investisseur Kirk Kerkorian d'acheter au total près de 9% des
titres de l'entreprise, a permis au cours de s'envoler.
Et comme si cela ne suffisait pas, un deuxième coup dur est venu dès le
lendemain, quand l'agence de notation Standard & Poor's a dégradé au
statut de junk bond la dette de GM (et de Ford) beaucoup plus vite que prévu.
La mauvaise passe semble être générale, puisque selon les spécialistes qui
surveillent les performances des hedge funds, ces instruments affichent dans
leur ensemble une baisse de 1,75% sur avril. C'est déjà la pire depuis le mois
de septembre 2002, et celle de mai, au vu des derniers événements, ne devrait
guère être meilleure.
De quoi inquiéter les investisseurs, fonds de pension et autres, qui ont misé
sur ces fonds pour améliorer les rendements.
De quoi, aussi, inquiéter les banques à Wall Street. En effet, ces
institutions tirent pour l'instant des hedge funds de confortables profits.
Non seulement elles leur prêtent sans compter, mais en plus, elles exécutent
leurs opérations, mettent au point des transactions complexes, et enfin,
prêtent des actions d'entreprises pour aider les fonds dans leurs opérations
spéculatives.
Selon certains observateurs, les bénéfices engrangés par les banques de Wall
Street pour toutes ces opérations se sont élevés à 25 milliards de dollars
l'an dernier.
Pas étonnant que les banques connues pour leurs liens avec les hedge funds, de
Bear Stearns à Goldman Sachs, en passant par Lehman Brothers et Morgan
Stanley, aient vu leurs actions baisser après des rumeurs de pertes massives
de la part de hedge funds.
Et l'affaire pourrait même s'emballer, car non seulement ces fonds pourraient
commencer à vendre, ne serait-ce que pour honorer les demandes de clients qui
veulent sortir du fonds, créant ainsi une spirale infernale à la baisse, mais
en plus, certains experts, et pas des moindres, puisque le président de la
Réserve Fédérale, Alan Greenspan, en fait partie, craignent que sous la
pression des hedge funds, les banques de Wall Street prêtent encore plus
d'argent à ceux qui en ont besoin pour espérer "se refaire". En cas d'échec,
les pertes pourraient donc être colossales pour les banques.
Quand on sait que les hedge funds, diabolisés depuis longtemps, attirent
maintenant, et ce, pour la première fois depuis leur création, plus de 1.000
milliards de dollars, il y a en effet de quoi frémir, même si le pire n'est
jamais sûr... _________________ « Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous.
Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »
Warren Buffet |
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