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ronin
Jedi Trader

12 11 2004 à 15 : 06
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" Les attitudes "
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" Les attitudes "
" La vérité est que les décisions humaines s'appuient rarement sur des
raisonnements logiques. Elles sont plutôt la conséquence de changements plus
ou moins rationnels de ce que les psychologues nomment des "attitudes. "
Ces attitudes sont les souhaits et les besoins cachés qui influencent nos
actions sans que nous en ayons nécessairement conscience.
" Les attitudes d'adaptation "
L'adaptation est mise en oeuvre lorsque l'on développe inconsciemment les
mêmes attitudes que les personnes avec qui l'on s'identifie.
Des expériences démontrent que nous sommes inconsciemment influencés par notre
environnement.
La nature nous a probablement gratifié de ce modèle réactif car celui_ci
facilite les ajustements sociaux.
Le problème avec ce modèle, c'est que l'homme n'est pas seulement prisonnier
des diverses catégories de folie collective en général, il l'est aussi parfois
des calamités grotesques de la bourse.
" les attitudes auto réalisatrices "
Nous faisons quelque chose parce que cela nous donne l'impression que nous
sommes quelque chose.
Bien que par définition l'auto réalisation soit individuelle, le choix d'un
style de vie dépend des modes collectives et par conséquent d'aptitudes
d'adaptation.
" Les attitudes de connaissance "
Le monde et le marché nous offrant beaucoup plus d'informations que nous
sommes capables d'en digérer, nous préférons souvent résumer tout ce que nous
savons sur un sujet donné en une simple attitude.
Dans le même temps nous immunisons nos attitudes en les liants aux normes et
aux sources acceptées.
" Les attitudes de défense de l'ego "
La fonction la plus tortueuse des attitudes est représentée par ce que l'on
appelle la défense de l'ego. Elle naît du besoin très fort d'harmonie chez
l'homme entre, d'une part, ce qu'il connait et pense, et d'autre part, ce
qu'il dit et fait.
Imaginons un petit poisson qui achèterait des actions dans un marché haussier
traditionnel. Le marché boursier étant un processus social, il aura
probablement fait savoir à ses amis, sa femme et son banquier que les actions
vont monter. Son attitude sera d'affirmer que le marché offre une opportunité
de gains rapides en raison non pas des rendements à long terme des actions,
mais du fait que les cours grimpent.
Imaginons que les titres commencent à baisser peu de temps après. Ayant
observé cette baisse pendant un certain temps, notre petit porteur perdra
petit à petit confiance dans les bénéfices à court terme.
Puisqu'il n'y a plus maintenant harmonie entre ce qu'il a dit et a fait et ce
qu'il pense réellement il doit changer son attitude : l'objectif n'est plus de
faire des bénéfices à court terme mais d'investir à long terme.
Vient ensuite la première mauvaise nouvelle des médias. Comme cela provoque un
autre conflit entre ce qu'a dit et fait notre investisseur et son expérience
réelle, il doit avoir à nouveau cours à des attitudes. Il utilisera maintenant
les mécanismes de défenses appelés "exposition sélective" et "perception
sélective".
L'exposition sélective est un mécanisme préventif :
L'investisseur commence par exemple à ignorer les articles négatifs parus dans
la presse en s'attachant simplement aux commentaires positifs qui défendent
ses transactions.
La perception sélective est plus sophistiquée :
Si notre petit porteur est néanmoins confronté à une argumentation contraire,
il la déforme inconsciemment de manière à ce que celle-ci semble lui donner
raison et confirme ses achats.
les psychologue décrivent aussi ce phénomène par l'expression "erreur
d'assimilation".
Mais ses pertes peuvent s'avérer tellement importantes qu'il est obligé de les
réaliser. Peu de temps avant que cela n'arrive il changera d'attitude encore
une fois : il ne court plus après l'argent mais simplement après le jeu.
Le processus de défense de l'ego porte la plus grande responsabilité dans le
fait que le petit porteur solde rapidement ses bonnes positions alors qu'il ne
touche pas aux mauvaises.
Aussi irrationnel que cela puisse paraître, il considère que c'est un
compliment pour lui de voir les fonds issus de ses positions alimenter son
compte courant alors qu'il ne ressent en rien comme une défaite des
transactions immédiates à perte.
tant que la perte n'est pas réalisée, il ne la matérialise pas, il ne vend
donc pas avant d'y être forcé souvent au plus bas d'un marché baissier en
pleine panique.
Cela explique pourquoi le volume des transactions est généralement plus faible
sur les marchés baissiers que haussiers. _________________ « Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous.
Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »
Warren Buffet |
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