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ronin
Jedi Trader

04 04 2004 à 19 : 08
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Keynes
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En ce moment passe sur la chaine histoire (canal satellite) un reportage
intéressant sur Keynes.
Titre "Keynes le capitalisme sous anti dépresseur".
Considéré comme le plus grand économiste du siècle dernier, il fut l'inventeur
de la macro économie, et partisan de l'interventionisme de l'état au niveau
économique.
Le troisième millénaire commence sous l'emprise totale du capitalisme :
-Libre iniative, progrés techniques, économie de marchés, croissance
production élevée.
-Chomeurs par millions, instabilité boursière, crises financières, abime entre
riches et pauvres.
Cette apparente fatalité fut dénoncée voilà bien longtemps par Keynes au
sortir d'une crise économique:
"C'est une grande joie pour nos hommes d'affaires , nos entrepreneurs, nos
chomeurs de retrouver la voie de l'espoir. Mais ils ne doivent laisser
personne les enfermer de nouveau dans la cage dorée ou ils se sont échinés
toutes ces années"
D'après le prix nobel d'économie Solow, Keynes avait une formidable intuition,
des éclairs de génie comparables à ceux de Gallilée lorsqu'il comprit le
principe de rotation de la terre.
Son génie fut de comprendre que les économies capitalistes modernes
considérées à un niveau global, ne pouvaient rapidement trouver un point
d'équilibre.
Non seulement il en admit le principe mais il essaya d'en comprendre les
raisons.
"Le monde ne doit pas dépendre de financiers qui se comportent comme des
joueurs dans un casino. L'état doit intervenir pour soutenir et réguler
l'économie, tout en respectant l'initiative privée, et favoriser la
consommation des plus pauvres, réduire les inégalitées de revenus.
Garder le capitalisme, mais le stimuler et le controler"
Keynes fut un élève de Eton, école d'ou sortirent un grand nombre de futurs
premiers ministres Anglais. Il rejoignit ensuite Cambridge ou enseignait son
père.
Intelligeant, il était aussi populaire. Ce qui révèle un trait capital de son
caractère. Même s'il était supérieurement intellectuel, il réussissait à
s'entendre avec d'autres sortes de gens. Il s'entendait aussi bien avec la
classe dirigeante qu'avec ses pairs de l'élite intellectuelle.
A Cambridge il étudie mathématiques (pour lesquelles il ne semblait avoir
guère de gout) et philosophie.
Il eut pour professeur Georges Moore partisan d'une morale hédoniste (doctrine
qui place la recherche du plaisir au-dessus des autres valeurs, merci le petit
robert).
Pour l'économie son maitre était Marchall sommitée de l'époque en la matière.
Membre d'une société secrète recrutant les élèves les plus doués et plus
motivés. Les apotres.
Il renoncera à une carrière de haut fonctionnaire jugée insipide. Enseignant à
26 ans à Cambridge, parallèlement il étudie une partie délaissé de l'économie
mondiale.
Les marchés étrangers, les monnaies.
La théorie classique à l'époque, veut que l'économie soit l'analyse d'un
ensemble de marchés s'équilibrant de manière autonome, tout en étant reliés
les uns les autres.
Si on laisse la concurance fixer librement les prix et les quantités le marché
sera équilibré. Le chomage s'il existe doit pouvoir s'éliminer en diminuant le
cout du travail, c'est à dire des salaires.
Selon les perspectives micro économiques le système n'a pas besoin
d'intervention de l'état pour se réguler.
Survient la première guerre mondiale. Keynes participe à l'élaboration du
traité de Versaille. Il démissionne avant sa signature en total refus de ses
clauses.
" La politique de réduire l'Allemagne à la servitude le temps d'une
génération, de dégrader la vie de millions d'êtres humains, de priver une
nation entière de tout bonheur serait horrible et détestable.
Certains prèchent au nom de la justice. Dans le cours des grands évènements de
l'histoire, les nations ne sont pas autorisées, au nom de la religion ou de la
morale, à reporter sur les enfants de leurs ennemis les fautes de leurs
parents ou gouvernement."
Il considère que cette attitude ne peut que générer en Allemagne un esprit de
revanche.
La révolution Russe a bien sur déja eu lieux.
Keynes bien que de convictions libérales ne croit pas au communisme.
Il est partisan de l'initiative privée sous controle collectif.
Lors de la grande crise il brocarde les créanciers et rentiers.
"La possibilitée de gagner de l'argent et créer une fortune, peu canaliser
certains penchants dangereux de la nature humaine dans une voie ou ils sont
relativement inoffensifs.
Faute de pouvoir se satisfaire de cette façon, ces penchants pourraient
trouver une issue vers la cruauté, dans la poursuite du pouvoir éffréné et de
l'autoritée.
Mieux vaut que l'homme exerce ce despotisme sur son compte en banque que sur
ses prochains."
A cette époque Keynes n'avait aucune théorie nouvelle à proposer. Il affirmait
simplement que l'économie devait compter beaucoup plus dans les décisions
politiques.
Suite plus tard. _________________ « Vous n'avez pas raison parce que d'autres sont d'accord avec vous.
Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et que votre raisonnement est juste. »
Warren Buffet |
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