|
xenia
Administrateur

29 07 2003 à 10 : 56
Revenir en haut |
|
|
La législation française interdisant l'émission de dérivés assis sur
l'or-métal, il n'en existe donc aucun sur le marché français.
Il est toujours possible, au cas où l'on croit en une hausse de l'or, de la
jouer par le biais des sociétés minières. Il a été dit et répété maintes fois
que les mines anticipaient la hausse du métal tout en l'amplifiant. Cependant,
cette thèse semble avoir été démentie par le comportement desdites mines
depuis plus de 18 mois : en effet, la montée du métal que l'on a pu constater
ne s'est répercutée que très faiblement sur les cours des mines qui semblent
avoir perdu leur attrait.
Toujours est-il que l'investisseur/spéculateur désireux d'acquérir quelques
titres miniers doit d'abord décider s'il les achète à Paris où, depuis la
disparition du RM, la liquidité des mines, cotées au comptant, est plus que
réduite, ou à NY (je néglige la possibilité d'investir sur le marché de
Johannesbourg qui me paraît par trop exotique).
Mais dans ce dernier cas, l'affaire se complique car il convient de tenir
compte des fluctuations des taux de change.
En effet, en examinant le graphique de l'or-métal en €, on se rend compte
qu'il n'a pas monté et que la hausse de l'or en $ n'est qu'un petit rattrapage
bien incomplet de la chute du $ à laquelle l'on a été confrontée depuis
quelques mois.
J'entends par là que dans une période d'instabilité des taux de change, cette
donnée devient primordiale pour la réussite de l'opération. Il est également
fortement conseillé de suivre l'évolution du Rand sud-africain et du $
canadien en raison de la nationalité des sociétés productrices.
D'autre part, le choix des mines à Paris est plutôt réduit. A part les deux
sud-africaines considérées d'ordinaire comme les plus dynamiques, Gold Fields
12924, Harmony Gold 13910 (mais le sont-elles toujours ? rien n'est moins
sûr), il y a quelques poids lourds tels Anglogold, Barrick, Placer Dome. Or,
s'agissant des sociétés sud-africaines, il ne faut pas négliger leur entourage
politique et notamment, des déclarations aussi fréquentes que maladroites du
gouvernement qui ne favorisent certes pas la montée des cours de ces
sociétés.
Je laisse volontairement de côté le problématique du hedging, des dérivés sur
l'or et de la politique des Banques Centrales, mais pour résumer : le marché
d'or est étroit, technique et très interventionniste. A moins donc d'être
hyper-haussier à MT/LT, honnêtement, je ne vois aucun intérêt de se placer sur
ce marché, pour gagner au plus 10-15% que l'on obtient bien plus facilement et
sans se fatiguer en achetant par exemple un Infogrames ou une autre daubinette
 |
|