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ronin
Jedi Trader

09 06 2003 à 18 : 55
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drogue
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1)le cannabis est une drogue douce et sans danger .
La dangerosité pharmacologique du cannabis est désormais scientifiquement
prouvée, indépendamment du comportement du consommateur. Le principe
psychoactif principal du cannabis est le delta 9 tétra-hydro-cannabinol (THC)
(1). C’est un hallucinogène quoique moins puissant que le LSD (2). Cette
molécule toxique se fixe sur les récepteurs des cellules cérébrales et en
perturbe le fonctionnement, entraînant diminution des facultés intellectuelles
et des réflexes psychomoteurs, désintérêt et désocialisation. Il existe
également des toxicomanies cliniquement graves concernant ce produit
faussement réputé doux.
En outre, des études permettent d’affirmer qu’il existe un trouble
psychotique propre à la consommation de cannabis : bouffées délirantes aiguës,
attaques de panique et angoisses de dépersonnalisation.
2- Le "hasch" n’a jamais tué personne.
D’après le ministère des Transports, 15 % des conducteurs impliqués
chaque année dans les accidents mortels de la circulation ont consommé des
produits psychotropes (3) et illicites. Le cannabis figure en première ligne,
en particulier chez les jeunes.
De nombreuses études internationales prouvent que le cannabis, même pris en
petite quantité, produit des effets proches de ceux de l’alcool : temps
de réaction allongé, capacité amoindrie de contrôle de trajectoire, mauvaise
appréciation du temps et de l’espace, et réponses perturbées en
situation d’urgence. En 2001, les pouvoirs publics ont pris des mesures
pour permettre, en cas d’accident mortel, le dépistage de cannabis, de
cocaïne, d’héroïne et d’autres drogues. En outre, sans tuer
physiquement, le cannabis peut tuer socialement et spirituellement une
personne. Il tue la volonté, la motivation et finalement la liberté elle-même,
constitutive de la dignité humaine.
3- Pourquoi interdire le cannabis, alors que le tabac, tout aussi néfaste, est
en vente libre ?
Un joint contient quatre à cinq fois plus de goudrons et de produits toxiques
qu’une cigarette. Un seul joint équivaut donc à 4 ou 5 cigarettes avec
filtre. De plus, son mode de consommation (inhalation profonde et prolongée)
peut induire des lésions plus périphériques et plus importantes (4).
En outre, contrairement à la cigarette, l’usage régulier du cannabis
induit d’importantes perturbations du comportement : apathie et
démotivation. Un usage prolongé de cannabis affecte aussi la mémoire et les
capacités d’assimilation intellectuelle. C’est pourquoi il est
l’une des causes majeures d’échec scolaire à partir de la 3ème ce
qui n’est évidemment pas le cas avec la cigarette.
4- Et l'alcool ? N'est-il pas au moins aussi dangereux et pourtant à la portée
de tous ?
L'alcool est moins nocif car il a une durée de vie de 6 heures dans le sang,
alors que l'élimination du cannabis demande 96 heures. Quatre jours après
avoir fumé un "joint", 50% du produit se trouve encore dans l'organisme. Au
bout de huit jours, il en reste 25 %.
5- On dit bien pourtant que le cannabis a des vertus thérapeutiques.
Comme tout psychotrope, le cannabis peut soulager la souffrance des malades en
phase terminale. Des expériences médicales ont été menées aux USA, mais les
publications et les communications dans les congrès internationaux montrent
que la réussite n'a pas été à la mesure des espoirs. Les effets psychologiques
secondaires sont désastreux (anxiété, voire crise de panique) et la morphine
est plus efficace.
6- Libéraliser le cannabis permettrait de réduire la consommation, car le goût
de l’interdit motive les "fumeurs de joint".
Là où une libéralisation de l’usage du cannabis a été réalisée, en
Suède, en Espagne et aux Pays-Bas, on a assisté au contraire à une
augmentation considérable de sa consommation, des accidents consécutifs et de
la criminalité. La disponibilité des drogues crée la demande. C’est
pourquoi tous ces pays ont entrepris de réagir en réduisant leur tolérance
(Pays-Bas) ou en revenant à la répression (Suède et Espagne). Le cas suédois
est particulièrement éclairant : la Suède est aujourd’hui le pays
d’Europe où la délinquance et la toxicomanie sont les moins répandues,
et où le taux de Sida est le moins élevé, alors que la distribution de
seringues aux toxicomanes est interdite. Pourtant, à la fin des années 60, une
politique de tolérance permettait aux médecins de prescrire librement
amphétamine et morphine. Le cannabis était en vente libre. L’explosion
de la consommation fut stoppée par des mesures d’interdiction et de
répression adoptées par le Parlement. De telles mesures furent accompagnées
d’un refus social de la drogue, largement exprimé par le public et
renforcé par les médias.
7- L’interdiction du cannabis est une hypocrisie : un monde sans drogue,
ça n’existe pas !
C’est le type même du discours de banalisation qui veut rassurer tout le
monde : "si la drogue a toujours existé et si l’homme en a toujours
consommé, alors pourquoi s’inquiéter ? Dédramatisons". Mais un tel
raisonnement conduirait à légitimer toute pratique sociale ancestrale.
Pourquoi ne pas légaliser le meurtre, l’inceste, le viol et
l’esclavage ? Oui, un monde sans viol n’existe pas, est-ce une
raison suffisante pour l’accepter ? D’ailleurs,
l’acceptation sociale de la drogue n’a jamais existé, dans aucun
temps ni dans aucun lieu. Les partisans de la drogue en liberté veulent un
monde sans interdit ni contrainte. Mais un tel monde est utopique parce
qu’il n’existe nul part, et totalitaire parce qu’il débouche
toujours sur la mort des innocents et des plus faibles.
8- On peut consommer des drogues et vivre comme tout le monde.
En France, la politique de réduction des risques, mise en œuvre dans les
années 90, garantit une consommation propre, contrôlée médicalement. Ainsi on
peut en effet être toxicomane et vivre, en apparence, normalement. La
toxicomanie a été légitimée socialement, rendue viable, voire confortable.
C’est pourquoi elle ne fait plus scandale, elle n’est plus
considérée comme une dérive, l’expression d’un désarroi, une
menace pour la dignité de la personne humaine.
Le problème de la drogue dans notre société est donc d’abord un problème
intellectuel. On ne combat plus la drogue parce que le mal n’est plus
reconnu comme tel. La combattre suppose donc de démontrer que toute drogue est
un mal, au plan physique, psychique, moral, social et spirituel. |
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ayron
Jedi Trader

09 06 2003 à 22 : 54
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Je confirme pour "les bouffées délirantes aiguës", sujet du mémoire de master
de psycho de ma fille.
Celà correspond à ce qu'on aurait appelé en d'autres temps "une crise de
folie" : hallucinations, etc...
Tout le monde n'y est pas sensible, mais les quelques % sur lesquels le
cannabis agit ressentent de drôles de choses et perdent tout contact avec la
réalité pendant plusieurs jours...ça va jusqu'à l'internement. |
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madwoffen
Yoda-Master

10 06 2003 à 10 : 49
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Bon article mais je trouve que l'auteur pousse un peu en mélangeant
viol/assassinat, etc avec drogue et déssert un peu le contenu pour réellement
convaincre les afficionados. J'ai connu un type qui fumait tous les jours,
j'avais déjà entendu ce qui est dit ici et lui en ai fait part (je suis connu
comme emmerdeur anti-fumeur, que ce soit du tabac ou du hash) et le type a
réfuté les arguments, arguant une manipulation politique, bla, bla,... alors
qu'en Belgique le hash est toléré. L'article aussi se contredit:
| Citation: |
En outre, sans tuer physiquement, le cannabis peut tuer socialement et
spirituellement une personne.
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vs
| Citation: |
Un joint contient quatre à cinq fois plus de goudrons et de produits toxiques
qu’une cigarette. Un seul joint équivaut donc à 4 ou 5 cigarettes avec filtre.
De plus, son mode de consommation (inhalation profonde et prolongée) peut
induire des lésions plus périphériques et plus importantes (4).
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Donc le tabac ne tue plus ????????
Bref, copie à revoir avec plus de pédagogie et moins de sensationalisme svp.
Ceci ne servirait qu'à convaincre des mamies déjà converties et certainement
pas un "drogué" qui se pose des questions sur le hash. (Je met drogué entre
guillemet car la dépendance au hash est plutôt rare).
P.S.: au niveau acceptation sociale qui n'a jamais
existée...heuuuu...l'absynthe n'était-elle pas considérée comme une drogue ?
Les Pays-Bas et la Suisse ont "socialement" acceptés les drogués, le monde a
socialement accepté l'usage des psychotropes dans le monde artistique, on peut
aussi parler historiquement de la secte des Ashesheen (ortho ?) ou tout
simplement des animaux sauvages adeptes des champignons et lichens
hallucinogènes. |
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